mardi 16 juin 2009

ault


dimanche 7 juin 2009

de l'air

jeudi 14 mai 2009

nature





lundi 20 avril 2009

minha praça XV














les puces du samedi matin à Rio de Janeiro, 18 avril 2009

jeudi 19 février 2009

beirut nouveau


fini l'hiver, vive les mariachis, guapitos,Beirut est revenu !

My wife, Lost in the wild (feb 2009)
tilidom.com

oaxaca



La Maison Rouge, Paris, janvier 2009
une terre brûlée et chaude. un jus de cactus frais et sucré. un petit homme assis avec son instrument. De cet imaginaire, je puise une intensité et une source, je trouve le réconfort de l'introspection et un regard passionnant sur le monde actuel. Magnifique témoin de ce potentiel lié à la latinidade, à la sensibilité et l'intellect mêlés, à la capacité de globalisation, à la recherche appliquée et curieuse, la collection d'Isabel et Agustin Coppel recompose les œuvres contemporaines majeures de Gordon Matta-Clark, à Helio Oiticica, à Gabriel Orozco et Damien Ortega........ .... ....
Leur collection parcourt les mégalopoles et le Mexique, traverse sous la chaleur les places poussières, Zocalo perpétuel de Mexico city par Francis Alys. Et défile dans les ruelles anciennes en sons tonitruants et images furieuses de muerte e vida de Graciela Iturbide. Ici tout se mélange en vert sombre et aveuglement, solarité et temps ancestraux. ... ... Et c'est de ces racines et initiations que Beirut revient toujours errant, Zach Condon accompagné puis seul, avec une musique qui grandit, qui s'intériorise, qui s'embellit encore.

graciela iturbide
francis alys
beirut - March of the Zapotec - Realpeople Holland

dimanche 4 janvier 2009

palavas island





loto & happy 2009 !

mardi 16 décembre 2008

noisiel












quelle ville nouvelle ?

jeudi 11 décembre 2008

cold winter trees


dimanche 7 décembre 2008

nowhere better







jeudi 27 novembre 2008

Seaya Sadier



Stereolab, La Cigale
26 novembre 2008, Paris
Et mon corps bondit comme une balle de ping pong...

dimanche 23 novembre 2008

Vidéos




Maison Européenne de la Photographie, Paris
Sensation sans précédent à l'exposition Mutations II. Un rapport temps-mouvement interrogé dans des contextes dématérialisés : la 5ème rue de NY vue par Peter Aerschmann n'est ainsi plus que des éléments juxtaposés déconnectés de leur matière urbaine et de leur continuité au devant desquels des individus sont un rythme possible et obsédant par leur action répétée (photos animées en boucle). Images fascinantes qui créent un ressenti physique, comme si à travers le corps cette durée s'imposait et rappelait l'implacable : l'avancée, le passage et le perpétuel.
C'est beau et surprenant d'apprécier la lenteur et l'informe d'une mer glacée presque immuable traversée par d'immenses chalutiers qui semblent avancer sans destination programmée (Christoph Brech). Hypnose encore à distance d'une pièce vide,photographiée toutes les minutes pendant un an : deux fenêtres qui dans leur transparence évoque le regard sur l'autre, sur la vie au travers du rythme évident de la journée qui précède la nuit et inversement, la lumière est tout, un mouvement et l'univers (Jutta Strohmaier).

A propos de Christoph Brech
"Nous saisissons l'essence même du mouvement : la transitivité, tout en ressentant de façon presque viscérale la tectonique du temps..."

mardi 18 novembre 2008

traits de crayon


lundi 17 novembre 2008

aujourd'hui

Le Corbusier





A Firminy (FR)

dimanche 2 novembre 2008

hopeful

lundi 29 septembre 2008

my.day









mercredi 24 septembre 2008

2nd time








dimanche 14 septembre 2008

It's all around you

Intensités dans le désordre d'une fin de semaine à Paris.

a twelve years girl..."In the American West"...

Carson Mc Cullers, écrivain adorée...All by Richard Avedon,un sommet atteint. La beauté absolue dans l’art du portrait. Des portraits traversant une Amérique âpre, dure, artistique, underground, politique. Un monde entier dans les face-à-face directs entre le photographe et ses milliers de visages incroyablement présents, physiques. Nature et brut, un art au-dessus de tous les autres.
Tortoise à la Cité de la Musique. Sous cette voûte musicale, une usine à roulements mécaniques envahit la scène, Chicago dans sa puissance industrielle et le charme total et complexe de musiciens capables de pauses harmonieuses, de douceur et de poésie, baguettes vertes au bout d’un double xylophone.
Tatiana Trouvé continue de hanter Beaubourg et l'espace 315 lui appartient. 4 between 3 and 2, un espace démultiplié par ses jeux de reflets et la profondeur bleue nuit de dessins crayonnés et sombres.

lundi 8 septembre 2008

Influence



Art school made me do this par Rutger de Vries

And you ? and me ? Working and acting !
C'est la rentrée n'est-ce-pas ?
Merci ca lir e

mardi 26 août 2008

Home Delivery


The micro compact home "smart living for a short day"

Exhibition : "Home Delivery - Fabrication the modern dwelling"
En ce moment au MOMA, NY, repérée par Kabouter and Ruth, thanks !

mardi 19 août 2008

Phantom Sightings


Repérée : "Phantom Sightings - Art after the Chicano Movement"
Exposition au Los Angeles County Museum of Art

mardi 29 juillet 2008

Summer in the city

mercredi 18 juin 2008

Cymbal rush


Radiohead - Les Arènes
15 juin 2008, Nîmes

MAGISTRAL.

lundi 9 juin 2008

Disco clap clap


Kim Ann (Hercules & Love affair)
Lundi free and full of a big happiness. Début de juin en forme de USA number one. Trois concerts, trois univers qui ravivent toutes les flammes. En moi l'envie, le désir, la danse, la musique. En eux, le lien avec leur histoire musicale, leurs identités complexes et multiples, leur appartenance à un vaste pays et à mille trajectoires possibles. Beach House (Flèche d'or-lundi 2 juin), voie lactée traversée de paillettes et d'un souffle chaud comme un front de mer alangui, Chromatics (Villette Sonique-samedi 7 juin), réminiscence italo-strass-disco sous une pluie nostalgique, Hercules and Love affair (La Cigale-dimanche 8 juin), girls and boys from NyC dj's of early house. Guitares hommages, synthés 80, claviers 2600, cuivres de joie, une immense vague d'énergie, de talents, de live géniaux a traversé Paris et j'en frissonne encore.

mardi 3 juin 2008

Beach House live


Beach House - Flèche d'Or
2 juin 2008, Paris
Une musique ronde, claquante et désarmante comme la présence d'un grand soleil. Lumineux. Deux musiciens appliqués malgré une balance flottante. Généreux et amusé, Beach House invente une atmosphère unique, la moiteur d'un bar de plage, un front de mer urbain, une île imaginaire peut-être. Un beau moment de confiance pour assumer un nouveau départ. Thanx Turtles from BaltimorE.

jeudi 17 avril 2008

Beach House


Devotion, 2008 (2nd album)
You came to me. Depuis une écoute lointaine, cet album se parcourt comme un abandon dans une forêt nocturne, visitée d'âmes nostalgiques et de fantômes revenus. C'est le milieu d'un rêve quand soudain les formes apparaissent, la voix devient généreuse et on retrouve au hasard de la nuit un être aimé. Un enchaînement enveloppant et ample, de beaux morceaux voilés par une lumière chaude, un été tardif. La voix et les balades ponctuées de boîtes à rythme. Baltimore habitée par Victoria Legrand and Alex Scally.

mardi 25 mars 2008

Through





Details







vendredi 7 mars 2008

The Mars Volta



The Mars Volta, Olympia
5 mars 2008, Paris
Olympe. Trois heures de puissance maximale, de rock hard et mélodique. Les dieux d'une Amérique rude et sèche, perdue et réinventée dans un monde noir et complexe, dans la guitare d'Omar Rodriguez-Lopez et la voix de Cedric Bixler-Zavala, dans la force et le soutien sans faille de leurs musiciens. Je suis figée retenue par les racines du mythe américain et latino et la prouesse de ce groupe infini.

Roche

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Sébastien Tellier - Centre Pompidou
29 février 2008, Paris
Nirvana. D'une intro qui aurait pu durer une nuit - mythique - à l'amour et la violence et la ritournelle. Amoureuse de Sébastien.

mardi 26 février 2008

Electric feel

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MGMT - La Maroquinerie
25 février 2008, Paris
Ils sont cinq sur scène énergiques et agités. Des feu-follets. Des papillons pris dans le filet du rock aux ailes ouvertes et fragiles, image de la jeunesse et de l'insouciance, déjà trop près de la lumière, déjà près à se cramer. Une sensation éphémère ornée de quelques éclats miroitants et puissants.

jeudi 7 février 2008

Spacecraft




Spacecraft - Fleeting Architecture and Hideouts
Robert Klanten, Lukas Feireiss (dir), Dgv (ed)
Septembre 2007
Spacecraft, engin spatial ou habitat de papier ? Les deux quand l'utopie et l'architecture parcourent notre rapport à l'éphémère, à l'immédiaté et au futur. Au travers des paysages, des arbres, des ciels, des déserts, habiter hors les murs du banal et du semblable. Habiter le monde en le jouant et en construisant des matières réelles en forme d'abstraction. Résonance avec Gordon Matta-Clark, Lee Bul, Helio Oiticica, le monde des favelas, le lien avec la force d'inventer et d'être présent au monde.

jeudi 31 janvier 2008

O tempo mesmo



Gal Costa, Clara Nunes...Au loin le candomblé les vibrations la cuica, ça résonne dans mon coeur comme un présent impossible, un rêve à retenir. O tempo mesmo do calor do sol do sapucai da caïpirinha do carnaval. Pensée intime.

Chromatics


In the city en attendant le live...

mercredi 16 janvier 2008

Favela Mimosa SP


Pixaçao e Feliz 2008 !

jeudi 20 décembre 2007

Emma Kunz

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The Third Mind - Palais de Tokyo
Décembre 2007, Paris
Le passage vers une nouvelle année. La recherche d'un sens. L'image d'une ligne courbe et régulière. La marque d'une inscription dans le temps. Comme grille de lecture, les dessins d'Emma Kunz et son exploration du mouvement et du rythme.

jeudi 29 novembre 2007

The Flying Club Cup


Beirut - live Maison de la Radio
26 novembre 2007, Paris

Beirut, Zach Condon, sa voix a mûri, la complexité musicale se dévoile, frôle le jazz et les morceaux en live sont détournés en pur rock. Deuxième album, The Flying Club Cup, le chemin se poursuit et ne peut pas s’arrêter. La fanfare new-yorkaise, belle par sa jeunesse et son intemporalité, traverse à nouveau l’Europe et son histoire et sa mémoire. Les yeux fermés, le visage piqué par les embruns, le sel sur les joues, le vent humide dans les cheveux, tout est sensation, goût de la vie, réconciliation entre un passé perdu et espoirs à venir, c’est trop beau.

mercredi 28 novembre 2007

First time


Itinéraire Défense, novembre 2007

vendredi 16 novembre 2007

The Fiery Furnaces


The Fiery Furnaces - nouvel album Widow City & live
15 novembre 2007, Paris

Un concert, aller voir pour écouter ou le contraire. En privé, The Fiery Furnaces s'écoute comme un opéra moderne ou un cirque comique. En public, c'est une scène terriblement énervée, qui ne vit que par ses propres rythmiques. Eleanor Friedberger incarne par sa voix toujours grave, forte, jamais vibrante, cette vivacité de plante souple et un peu opaque. Un pantalon rayé à la taille haute, des flea market trésors autour du cou, une frange et les yeux dessous, une allure superbe, des gestes de scène en accord avec la basse. Elle fascine et impose un récit déstructuré et complexe. Ou est-ce Matthew, son frère qui frappe et caresse son clavier comme le chef de cet orchestre rock tout en découpage et relances ? C'est dansant TROPICAL ICELAND sublime et cool MY EGYPTIAN GRAMMAR électrisant DUPLEXES OF THE DEAD et frissonnant ...par des boucles lentes et douces instrumentales. C'est un peu comme sauter dans une flaque d'eau très fort avec ses deux pieds au coin d'une rue sombre et regarder les reflets bleus, violet, roses, mauves qui miroitent et se mélangent.

vendredi 26 octobre 2007

Un souvenir


Géants magnifiques - balade urbaine d'été
Berlin, août 2007

jeudi 25 octobre 2007

Stark Reality


All you need to make music - children television show
1960's

lundi 23 juillet 2007

Vincent Gallo


Live Vincent Gallo, Fuji Rock Festival - Japon
2003

samedi 21 juillet 2007

Dirty Projectors


Dirty Projectors - Double live
Juillet 2007, Trabendo & Flèche d'Or, Paris

Première semaine de juillet à Paris, premier live de Beirut en France, un beau concert, plein de vie. Ailleurs l'Europe menacée d'attentats retarde la première partie du concert, Dirty Projectors n'a le temps que d'un morceau avec voix et guitare. "Miserable and thirsty" marque ma rencontre avec ce groupe de Brooklyn. Deux filles qui chantent comme on conte une balade ancienne, leur timbre doux et raffiné est frisson. Un garçon un peu abîmé, un musicien enragé à la voix sombre comme une vie déjà traversée. Ils sont jeunes et fascinants. Sur une autre scène, accompagnés d'instruments, ils confirment ce sentiment de fascination. Les voix hyper pures, très appliquées se mêlent à des rythmes incertains, décalés, qui se synchronisent sur certains morceaux sur des battements de hip hop. Phrases leitmotiv, guitares et batteries énervées. L'impression d'un son nouveau, singulier qui semble parfois impossible à suivre...et l'abandon même étrange est pourtant là, les trois voix de Dirty Projectors créent une ambiance sonore et physique à leur image, pleine de charme, d'envoûtement, de marges et de vie new-yorkaise à la fois légende et renouveau insensé.

jeudi 19 juillet 2007

Helio Oiticica


Helio Oiticica - Rétrospective
Juin 2007 - Tate Modern, Londres

Relier les mots aux sensations. Mon corps me pousse à ça quand il se fond dans la foule et les sons clairs, puis profonds, puis sourds, quand il est captif (Daft Punk-Hyde Park-London-16th of june 2007). Ma tête, mon corps et la danse me poussent à ça quand ils se libèrent, exempts de complexe, reconnaissants pour la beauté des sons, la complexité et l’intelligence de la musique écoutée et vécue un soir de festival. Musique tout à la fois festive, référencée, mondiale, ultracontemporaine et enracinée dans son Japon d’origine (Cro-Magnon-Base Nautique-WorlwideFestival-Sète-13 juillet 2007).
Résumé des sensations de l’été, magistralement inauguré par l’escapade londonienne d’un week-end de juin. Prémisses de sensations à re-chercher à travers la rétrospective d’Helio Oiticica à la Tate Modern.
Artiste brésilien, il est ce corps dansant, il est le souffle court et le rythme de la cuica. Première salle, des maquettes suspendues au plafond, arrachées aux collines de la ville, des micro-constructions qui se balancent, rappellent l’éphémère, la démolition toujours possible et pourtant la force : elles sont jaunes, rouge, ocre, terre et racines. Autre salle : j’enfouis en rêve, mes bras, mes cheveux, ma tête dans les Parangoles, grandes capes magiques, faites de mille bout de tissus, que l’artiste porte ou fait porter à des corps virevoltants, exultants de danse et de samba. Rétrospective et hommage et immersion totale dans ce monde urbain brésilien humide et solaire. A voir, à vivre, à revoir, à imprimer en soi et sur sa peau pour ne pas oublier. parangoles - metaesquema - seja marginal seja heroi - samba - mangueira - verde e rosa

mercredi 2 mai 2007

Honorable Hashimoto


Honorable Hashimoto - Terrytoons
1960

vendredi 6 avril 2007

Maximum Joy


Maximum Joy - Silent Street
Unlimited (1979-1983) - Bristol

Sur cette photo, l’aisance, le bien dans sa peau et le soleil dans les yeux depuis un transat observant le monde. Arrêter deux minutes d’être au présent et se poser. Maximum Joy apporte du souffle et de la vie…de l’espoir. Musique sans complexe, basée sur une rythmique régulière et souple, des saxos bondissants, des claviers discrets traçant la route d'une voix haut-portée et libre, celle de Janine Rainforth. Maximum Joy d’un lointain Bristol (1979) et d’une fraîcheur intacte. Ouvrir les bras et respirer fort en écoutant, ça fait du bien.

dimanche 1 avril 2007

Ellis Island


Emanuele Crialese - Golden Door
2007 - Film
Naître de la Sicile, émerger de la pierre et de l'aridité, connaître et abandonner le goût de cette terre, mourir et aimer dans des cales obscures, marines, trempées par la sueur des corps et des pleurs. Golden Door, le film d'Emanuele Crialese, raconte les arrachements, départs d'une vie. Il parle en moi de mes racines, des miens anciens. Il parle de leurs rêves d'une Amérique trop grande et trop brute pour leurs corps secs et burinés, façonnés par la terre éblouissante et le travail sans fin. J'en sors bouleversée, pleine de sanglots retenus et de beauté. Ce film est une photographie, succession de tableaux sensibles, une introspection intense dans les imaginaires de ces migrants du siècle. Je reste muette comme Pietro Mancuso, fils de Salvatore et de Pasolini, héritier de l'Italie, porté jusqu'à Ellis Island pour raconter la mémoire et les espoirs déracinés.

mercredi 28 février 2007

Chris Marker


Chris Marker - Sans Soleil
1982 - Film

mardi 27 février 2007

Andres Serrano


Andres Serrano - La Part Maudite
> 4 mars 2007 – Collection Lambert, Avignon

Parcours obscur, tensions sensorielles, visite de «la part maudite», exposition-rétrospective d’une grande partie des travaux du photographe new-yorkais Andres Serrano. D’une salle à l’autre, l’acception se fait précise et sans détour. La part maudite est mise à nu dans l’imaginaire torturé, empreint de croyances et de peurs (Piss Christ, Dante Inferno). Elle est montrée du doigt dans des comportements extrêmes et des choix impossibles et effrayants (Sex, KKK). Elle est photographiée dans sa brutalité inéluctable (The Morgue). Enfin dans America, l’artiste l’interroge à travers des visages. Des Américains post 9.11.01 aux regards droits, leur présence est implacable, la chair est vivante et elle nous parle. La couleur et l’extrême réalité des photos évoquent chacune le point de départ ou la mort, mais aussi la vie dans la complexité, la perversion, l’attachement. Fin du dédale, tensions toujours palpables, générées par ce travail dérangeant et remarquable.

The Rapture


The Ratpure - Live in Paris
22 février 2007 – La Cigale, Paris

The Rapture send me into raptures. Jouer un peu de ce mot explicite et physique. Traduction 1 : extase. Elle naît des guitares tenaces, du rythme sec de la batterie, des boucles dorées électriques. Avec une maîtrise parfaite de leur rock et l’appui original et allumé du souffle disco. Traduction 2 : ravissement. Il est visuel et organique. C’est les corps de ces garçons en gestes contrôlés et en mouvements faciles, en jambes brindilles et masses de cheveux souples. Le concert est un moment et un lieu magiques, une bulle bleue et rose offerte par des stars de scène et vécue comme une transa urbaine forte et vivante. Thanks The Rapture.

mardi 20 février 2007

Mangueira o Beija-Flor


Cartola - Estaçao Primeira de Mangueira
1978 - Sambodromo do Rio

Parabens, é o tempo do carnaval. Ça aide à traverser le mois de février. Pourquoi pas à New Orleans dans des rues désolées et cuivrées de fanfares, à Rio de Janeiro en plumes pailletées et peaux luisantes de coco. Masquer la réalité pour quelques jours en soufflant dans un tuba (instrument rêvé) et en dansant comme un beija-flor (école de samba-coraçao). Celebrations, it’s the brass band party time…

lundi 19 février 2007

William Eggleston


By the ways, a journey with William Eggleston
Février 2007 (sortie) - Documentaire de Vincent Gérard, Cédric Laty

Le procédé éprouve les couleurs par le transfert et l’application. Ce «n’est donc que ça», le dye-transfer. La couleur s’imprime, passe, repasse et se fige. Le «moment décisif» devient alors indélébile. Eggleston déambule, il avance dans ses paysages de villes éreintées ou de garrigues sèches comme un héron malicieux. Son pas est avisé. Le chasseur de papillon capture l’instant de la rue, d’un visage, d’un temps et l’inscrit en couleurs ultra réelles. De lui, on devine surtout et on écoute sa musique plus que ses explications…Et on admire la lumière, les cadrages ambigus. A travers le pare-brise d’une grosse américaine, le soleil rouille est doux. Là-haut dans un ciel immense, les nuages charnus sont indolents. Les bouteilles de lait sont balayées par l’abandon dans un champ de Louisiane. Au fond d’un bar marron, le chignon est impeccable, impassible, un peu angoissant.

lundi 12 février 2007

Vik Muniz


Pictures Of Holes
1999 - Paris (Exposition)

Vik Muniz, artiste brésilien contemporain. Graphisme sensitif, fait de distances et de re-création. Il photographie ses œuvres, et à travers elle chacun de nous, individus, sociétés. Il exploite notre déni, notre indifférence, nos incompréhensions ou nos oublis… Les trous ou les points formant une image secrète et intime, les enfants des rues en sucre, les portraits connus en chocolat liquide ou ketchup glissant, les oeuvres reproduites en fils entrelacés et emmêlés... Son travail est l’interprétation, le moment, l’instant. Vik Muniz travaille pour récupérer, selon ses mots « les trous noirs de la connaissance ». La science, les savoirs laissent des vides, des interstices que l’artiste choisit comme matière. Ils sont le point de départ de sa réflexion picturale et artisanale. Ces vides sont souvenirs, images inconscientes. Colorées, lumineuses, ou sombres au contraire, elles expriment une vision toujours nette, inévitable, un peu comme la lumière hivernale, en juillet à Rio, quand chaque détail devient le point d’un tout global.

vendredi 9 février 2007

Beirut


Beirut – Gulag Orkestar
2007 - Francylvannia, New York

Magie. Tout écouter à la fois sans nostalgie, dans la chaleur de ce vieux soleil, dans la tristesse d’un souvenir yiddish et l’émotion des sons Klezmer. C’est savoureux, avec un goût de bagel au pastrami, une salade de chou rouge vinaigrée, des cornichons épais, de la neige à Montréal, du soleil écrasant à NY et dans toutes les rues de Varsovie et d’ailleurs à l’est. J’aimerais bien suivre ce Beirut nouveau. Avec lui. Vagabonder dans Prenzlauer Berg (Berlin). Conduire une fiat pourrie et beige sur une route d’herbe et de sel dans les Pouilles (Postcards from Italy)...Ecouter encore encore bouleversée.

Lo Borges


Lô Borges – Eu sou como você é
1972 – Minas Gerais

C'est une action et une aventure : un espace de croisements, d'impressions et d'interceptions urbaines, musicales, littéraires, picturales, lointaines ou proches…on commence…par Lô Borges. Eu sou como você é, je suis comme toi. Comme toi j'ai envie de faire un signe vers l'autre et de partager. Ces chaussures usées par la marche, l'avancée, le pas puis l'autre pas etc…dans les rues de Sao Paulo, sur les routes rouges du Minas Gerais ou les morros de Rio, quem sabe ?
L'une contre l'autre, elles parlent du temps passé, de la mémoire et de l'humilité. Elles sont là aussi pour le suivant, celui que Lô Borges appelle et invite à lutter avec lui. Image éperdument belle et figée, elle me parle de mouvement, me rappelle une image volée dans la rua Sao Clemente de Botafogo (Rio de Janeiro). A 19 ans, Lô Borges kiffait ses vielles pompes, nous les offrait comme seule image de lui et nous déversait sa musique magnifique….«le rêve d'un homme fait partie de la mémoire de tous» (un autre Borges…Jorge Luis).